• MaTerreNelle

L'Histoire du Photomaton


visuel jeu coco crazy maman en vacances

Tu sais, ce truc qui fait s’amuser les gens dans les mariages, avec des accessoires, cela paraît fort sympa ! Mais non, celui dont je veux te parler n’a rien à voir, c’est l’original, celui où tu ne dois pas bouger, ni te maquiller et surtout faire la tronche comme si tu avais enterré ta grande tante la veille !

Oui, il faut bien avouer que nul n’espère offrir l’une des 5 photos restantes sur la plaquette, une fois que la gentille dame bien mise de la mairie en a découpé une pour la placer sur la pré-demande, énième document que tu dois fournir pour faire une carte d’identité aujourd’hui.

Bras dessus, bras dessous, nous avons rendez-vous en famille – ou presque, disons la moitié, Mr Papa, Miss E et moi-même pour montrer nos trombines devant cet engin qui ne nous dit rien qui vaille.

J’ai vécu cette aventure de deux façons différentes : en amoureux avec Mr Papa, nous y sommes allés, il était mort de rire dans la cabine au vieux rideau bleu opaque qui couine et ferme mal, trop souvent tiré sans délicatesse. Il doit vraiment s’efforcer de maintenir son sérieux quand la nana en voix off lui rabâche toutes les consignes déjà notées devant son nez. Comme il le dit en voyant son portrait : « bref, la joie de vivre ! » et de nous éclater de rire de concert, sans se préoccuper du regard des rares passants de la galerie marchande.

Puis, deuxième expérience moins drôle en apparence avec ma grande ado, à qui le brevet oblige à se faire tirer le portrait. Je sens que tu imagines déjà son enthousiasme, en effet, pas si grave pour elle de devoir y faire la tronche. Nous voilà arrivées devant cette autre cabine – toujours ce rideau qui n’en peut plus, le point commun de tous les photomatons, semble-t-il. Nous commençons la procédure quand nous sommes arrêtées dans notre extraordinaire élan par le paiement en carte bleue qui « ne semble pas être une option disponible sur cet appareil ». Là, je sens déjà que les 30 minutes que nous nous sommes soi-disant octroyées pour se faire vont fondre comme neige au soleil. Ni une, ni deux, par chance, un distributeur de billets est présent dans le supermarché. Oui, mais ce sont des … billets et la sacrée machine ne mange que des pièces, bien sûr. Après avoir attendu à la caisse qu’une vendeuse me dise que finalement, c’était seulement à l’accueil que l’on pourrait me faire de la monnaie, je récupère enfin ces chères piécettes si précieuses. De retour auprès de Miss E - qui ne s’impatiente même pas devant son écran cassé de téléphone à regarder des reels sur Insta – je glisse la monnaie dans la fente et en route. Encore les sempiternelles consignes – toujours écrites à l’extérieur- la photo est moche, fidèle à son portrait sans aucune expression et aussi pâle qu’un mur blanc d’hôpital. Le temps qu’elle se rhabille, le tirage s’imprime au son de la sempiternelle nana, toujours la même, elle aussi. Bon, surprise, c’est finalement plus clair que la proposition de l’écran. Soit.

Munies desdites photos et du reste, nous voilà enfin à la mairie pour faire et renouveler nos trois cartes d’identité. Tout se passe à peu près bien, j’ai même découvert avec nostalgie que la bonne vieille encre violette, qui nous tâchaient les empreintes digitales pendant 5 jours, n’existe plus. Elle aussi a tristement été remplacée par une machine qui t’éclaire la tête en vert fluo quand elle scanne tes 4 doigts, serrés comme des sardines, s’efforçant de rester immobiles eux aussi, sous peine de sanction disciplinaire. Et la dame de me dire : « et encore quand elle marche, ça va ! » Evidemment, l’encre violette n’avait pas ce problème, elle.

Et tu me croiras si tu veux, quand elle arrive devant le somptueux portait « zéro like Ig » de Miss E, elle nous dit « je ne suis pas certaine que cette photo passe, elle est trop pâle au niveau du front. Si d’ici trois jours, vous n’avez pas de mes nouvelles, c’est ok, sinon il faudra tout recommencer. »

On rit ou on pleure ? Bah, on rit comme d’habitude, pour changer de la tête figée du … photomaton ! Suite au prochain épisode …

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A bientôt. Blandine

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