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La nostalgie d’un père


papa et fille la nostalgie d'un père

En ce moment, le climat est plutôt tendu à la maison. Cela commence par une petite broutille jusqu’à un feu de forêt qui envahit tout le monde par sa force et sa vivacité. D’ailleurs, parfois, on ne sait même plus comment tout cela a commencé.

Une chose est certaine : tout le monde est touché, attristé, énervé et personne n’en sort indemne. Les ados râlent contre les parents, les parents pestent contre les ados et les plus jeunes essayent de raconter leur journée au milieu de ce brouhaha ambiant.

Bien sûr, on connaît tous les principes sur le papier, mais quand le quotidien s’envenime, tout paraît tout de suite beaucoup plus compliqué à gérer.

Nous les mamans, sommes inévitablement liées viscéralement à la naissance de nos enfants. Le papa, depuis le départ, cherche et essaie au fil du temps de trouver sa place. Il réajuste sans cesse, mais au fond, comment vit-il cette paternité ?

Loin de moi l’idée de faire un laïus sur comment chacun peut et doit à chaque étape se sentir bien dans son rôle de père. Chacun fait surtout comme il veut mais avant tout comme il peut. Exactement comme les mamans.

Mais revenons-en à la dispute dont je vous parlais plus haut. Une de plus au compteur, entre ma grande et son papa. Depuis la naissance, ils formaient un duo indétrônable qui n’échappa pas au cliché « papa et sa fille ». Durant toute une période, c’était plutôt à moi de me faufiler au sein de leur binôme pour réclamer une petite place.

La vie a continué… Nos autres enfants sont nés, et avec eux, la joie et la difficulté de nous repositionner chaque fois en tant que parent, frère, sœur… Cette proximité entre eux deux à trouver un autre rythme au fil des années. Puis est arrivée l’adolescence, souvent une période houleuse et remplie d’incompréhension mutuelle… Au fond, ce qu’ils veulent c’est continuer de prendre du temps ensemble, de faire des activités qui les rapprochent, de s’aimer… tout simplement.

L’autre soir donc, je le voyais, empli de nostalgie assis dans le canapé, faire défiler sur son téléphone portable les photos de ses enfants petits – et notamment notre grande fille – à l’époque où ils semblaient encore tous sages. Je sais bien que les larmes étaient juste là, au coin de l’œil, ne demandant qu’à couler au moindre souvenir, au moindre mot. Je dois bien avouer que les miennes n’étaient pas bien loin non plus. Comment peuvent-ils autant changer en si peu de temps ? Qu’avons-nous loupé pour qu’il en soit ainsi ? Avons-nous été trop sévère ou trop laxiste ? Comment puis-je faire pour revenir aux jours d’hier?

Que de questions qui resteront pour beaucoup sans réponse… Et si ces réponses sont présentes, elles sont tellement personnelles, familiales qu’il incombe à chacun de faire au mieux avec les «oui» et les «non» qui en découlent. Si seulement nous avions le mode d’emploi…

Comme je me plais à le répéter, nous faisons de notre mieux avec les données que nous avons et avec qui nous sommes à un moment précis. Bien sûr avec la clairvoyance du temps et de l’âge, il est si simple de tomber dans la culpabilité personnelle ou vis-à-vis de l’autre. Parfois, l’autre parent essaie d’arranger les choses, de parler à l’un puis à l’autre, mais cela ne solutionne pas toujours tout…

Ce soir-là, j’ai donc vu avant tout dans son regard la nostalgie d’un père, mêlée de joies et de tristesse à la fois, d’amour et de regrets, avec une éternelle volonté de les aimer quoiqu’il en coûte. Les solutions ne se trouvent pas dans les livres, elle se trouve au fond de nous, parents...

Que suis-je prêt à laisser de côté pour entretenir une belle relation ? Quelles valeurs prioritaires pour moi ai-je envie de transmettre à mes enfants ? Quel compromis puis-je accepter entre nos deux adolescences, si semblables et pourtant si différentes ?

Ainsi, il est impossible de donner une ligne directrice qu’il serait tout simple d’appliquer, la même pour tout le monde. Comme pour tout le reste. Alors, il semble que prôner et tendre vers une écoute bienveillante, un respect mutuel, des concessions gagnant-gagnant pourraient être un trousseau de clés intéressants à s’approprier.

Peut-être que vous, les mamans qui lisaient ce texte, pourriez le transférer au papa de vos enfants et ainsi, lui dire que même dans les moments difficiles, lui aussi mérite le meilleur. À tous les papas du monde, à commencer par le mien…

Si la relation avec ton enfant, avec ton ado te semble difficile, que tu ne trouves pas les mots, viens, je peux t’aider, envoie moi un message juste ici.

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