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Les 5 étapes essentielles pour survivre au burn-out maternel


une maman en plein burn-out maternel, la tête dans un coussin

Comment reconnaître le burn-out maternel ? Si l’on en croit la définition, il s’agirait avant tout d’un épuisement physique et psychologique associé au rôle de maman. Il entraînerait une volonté de distance affective avec ses enfants et une perte d’enthousiasme et de contribution dans son foyer. Je noterais juste ici qu’il est aussi possible que le papa vive ce genre d’état.

C’est vrai, en tant que maman, si l’on marquait le nombre de fois où l’on se sent épuisée, je crois qu’on n’aurait jamais fini de compter les points ! Comment faire la différence avec la dépression, avec un petit coup de mou passager, avec l’action de la Lune sur son humeur, avec la fin de mois un peu difficile ?


Peut-être que cette fois-ci, en effet, cela dure plus longtemps : tu te sens un peu lasse, tu n’as pas très envie d’aller de l’avant dans tes projets, beaucoup de choses te coûtent et tu aimerais que les enfants soient plus cool les uns envers les autres. Tu n’as pas beaucoup d’enthousiasme à l’idée de faire ton ménage, tu as l’impression que ton conjoint ne fait pas sa part ou tu aimerais encore avoir plus de temps pour toi.


Voici les cinq étapes essentielles pour t’en sortir :


– Identifier : comme tu l’as vu dans le précédent paragraphe, ce n’est pas chose aisée que de mettre en lumière le burn-out maternel. Parfois, tu ne sens plus ton élan habituel, mais comme tu n’as pas l’habitude de te faire passer en priorité, tu mets cet état sur le dos d’une petite fatigue passagère ! Peut-être est-ce le propre de la mère de famille qui pense toujours à tous, avant elle même ! Assieds-toi quelques instants, au milieu de ton chaos, avec un papier et un crayon pour dresser quelques moments dont tu te souviens, où les choses étaient plus difficiles que d’habitude. Était-ce des moments récurrents ? Peux-tu te dire par exemple que le « 17h-19h » te pèse plus qu’avant ? Peux-tu visualiser qu’il est moins aisé de communiquer avec l’un de tes enfants en ce moment ? Quand on a la tête dans le guidon, beaucoup de choses manquent de simplicité et de clarté !


Mais alors, quand tu penses vraiment que ton quotidien a un poids qu’il n’a pas à l’ordinaire, que dois-tu faire ?


– Accueillir : voilà, le mot est lancé ! Comme si cela était si facile de le prononcer et à la fois si dur de le mettre en pratique. Dans l’absolu, tu peux accueillir une amie, une lettre, un animal… mais un état d’âme, qui plus est déstabilisant, c’est une autre affaire ! Être dans l’accueil des choses, c’est d’abord mettre des mots sur les maux. C’est une étape cruciale, comme un passage obligé par lequel tu dois te faufiler, malgré tout, pour aborder l’étape suivante. Cela ne veut pas dire que tu vas forcément tout approuver mais que tu vas tendre vers le désir de sortir de cette situation désagréable. Accueillir l’idée de vivre un burn-out maternel, c’est aussi se mettre en marche vers…


– Accepter : presque aussi difficile que celui de l’étape précédente, ce terme a souvent l’effet d'un «gros mot». Il s’agit ici réellement d’un parcours, d’un chemin que tu décides d’emprunter après avoir identifié puis accueilli ton ressenti, le poids de ta charge mentale, ton ras-le-bol de tous les jours… Cela ne se fait pas en un claquement de doigt, c’est plutôt comme un accompagnement pour sortir la tête de l’eau. Certes, tu peux le décider rapidement, mais trouver un soulagement pérenne demandera du temps, de l’organisation et de la confiance. Accepter, c’est parfois faire le choix de vivre avec, le choix de voir la perfection au-delà de l’imperfection. Cela veut dire que tu mets un « oui » sur les faits, mais sans pour autant te mettre de pression supplémentaire. Désormais, il te faudra…


– Agir : oui mais comment ? Encore une fois, plus facile à dire qu’à faire ! Là aussi, il est d’abord essentiel de t’écouter et de découvrir à quel moyen d’action tu es la plus sensible. Peut-être auras-tu envie de lire des livres, d’écouter des podcasts, de regarder des vidéos, de t’imprégner de témoignages de mamans qui sont passées par la même difficulté dans leur quotidien. C’est important de sentir l’authenticité dans les médias choisis, d’avoir l’impression que la personne est comme dans ton salon, de sentir qu’elle a vécu la même chose que toi… Parfois, c’est trop dur d’agir, tu te sens prisonnière de tes problèmes et malgré toutes les étapes vues précédemment, tu encore l’impression d’être une pelote de laine dont tu ne peux dérouler le fil… Tout ceci prend du temps. Tu peux essayer aussi des pratiques de gratitude, chaque soir demande-toi au moins une chose qui a bien été dans ta journée et note-la sur un carnet. Tu peux aussi te mettre en méditation de pleine présence : juste être là à toi-même, sur une musique douce ou avec un guide. N’aie pas peur de laisser passer toutes ces idées qui te viennent et qui te donnent l’impression de te perturber, elles sont ce qui fait que tu es toi.


Et si toutes ces actions ne pouvaient durer qu’une seule minute dans la journée, elles seraient déjà bénéfiques pour aller de l’avant et…


– Transmettre : certes, cette étape peut apparaître un peu comme un bonus ! Elle ne fait pas directement parti du parcours. Elle arrive en fin de chemin, quand tu as réussi à redresser la tête, elle te permet d’offrir ton témoignage ici ou là pour d’autres mamans qui vivent le même tourbillon que tu as traversé. Rappelle-toi comme il t’a été bon de trouver cet exemple quand tu étais dans le creux de la vague. À ton tour maintenant de donner après avoir reçu, d’être joie après avoir été tristesse, d’être reconnaissance après avoir été anéantissement… Pour moi, cette étape est essentielle, elle participe à ta reconstruction, elle participe à ce désir de sororité...


Survivre au burn-out maternel est le fruit de plusieurs étapes par lesquelles tu dois passer jusqu’à la guérison intérieure. Dans un premier temps, tu te sentiras submergée, tu n’auras pas envie d’en parler, tu seras comme enfermée dans ta petite grotte désordonnée. Puis viendra le moment d’identifier, d’accueillir, d’accepter qu’il en soit ainsi : tu as le droit de te sentir mal, tu as le droit d’avoir envie de rien faire, tu as le droit d’avoir l’impression que tout t’incombe… Ensuite, il te faudra découvrir quels moyens d’agir raisonnent le plus en toi, tel un tremplin pour mieux rebondir. Riche de toute cette expérience, tu pourras alors transmettre à d’autres une fenêtre sur ton histoire, à un moment donné où tu as apprécié que certaines le fassent pour toi.


Dans ces moments-là, il n’est pas simple de jeter une bouteille à la mer... Parfois, c’est plus facile d’en parler avec une personne inconnue, de se dévoiler à une « bienveillante » en toute confiance, sache seulement que je suis là pour toi. Prenons quelques minutes ensemble pour recueillir toutes ces émotions et commencer un chemin vers la paix de ton être…

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