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Sauvez-moi, mes enfants sont accros aux disputes !

Dernière mise à jour : févr. 12


deux enfants dos à dos accros aux disputes

« Ah bon, cela n’arrive que chez moi, les disputes ?

Non… Rassurez-moi, c’est pareil chez vous ?! »


En ces temps de vacances et sans doute avec plus de proximité dans les fratries, les disputes ont le vent en poupe !

Qui en a marre d’être écartelée entre deux de ses enfants ? Qui en a ras le bol d’être l’arbitre sur le ring, sans en avoir fait le choix ?

Lors d’une dispute, il est difficile de savoir qui a fait quoi ou qui a vraiment commencé ! On n’a pas forcément envie de punir car ce n’est pas toujours dans notre éthique. Alors, comment faire ?

Dans cet article, je vous dévoile 9 astuces pour survivre à ces moments trépidants sans y perdre vos valeurs éducatives.


« La vie est trop courte pour qu’on se dispute. » Baden-Powell

Comment en venir à bout ?


1ère clé : Ne pas intervenir systématiquement

Les laisser régler les disputes entre eux, du moment qu’ils n’en viennent pas aux mains et que leurs vies ne sont pas en danger ! Les laisser au maximum découvrir la capacité en eux de régler leurs problèmes, leurs conflits… Avec les enfants en bas âge, c’est souvent une petite broutille qui a mis le feu aux poudres ! Si chacun y met un peu du sien, il est facile de revenir dans la bonne ambiance. Donc ne pas intervenir systématiquement quand quelqu’un vient quémander votre aide est souvent une bonne idée pour votre bien-être mental ! 2ème clé : Poser des limites

Chaque maisonnée a des règles ou des codes bien fixés qu’il est souvent bon de rappeler. C’est essentiel pour conserver la bonne entente et surtout l’équité entre chaque enfant. Chacun a besoin de sentir qu’il est important et respecté par son entourage pour donner le meilleur de lui-même. Cela permet de garder une même « justice » pour tous, non négociable puisqu’elle est valeur commune du foyer.


Comment sauver ma peau dans tout ça ?

3ème clé : Ne pas prendre parti

Ils ont toujours l’art de nous mettre en mode tampon : on est bien conscient que si l’on prend parti pour l’un, l’autre sera déçu et inversement. Par moment, ils ont vraiment le don de nous prendre en sandwich ! Ce n’est pas facile de se sortir de ce moment où ils nous demandent de prendre parti, le principal étant d’essayer de sauver sa peau de parents, rarement témoins de l’histoire ! 4ème clé : Apprendre à partager

Quand ils sont tout petits, ils ont cette constance un peu innée pour le partage puis passent par une phase de « possession intégrale » où ce dernier est bien mis à mal. Ce n’est pas toujours évident de les initier à cette pratique : une fois c’est l’un qui prête, une fois, c’est l’autre ! Il est de bon sens de comprendre que, par exemple, à quatre enfants, on ne peut pas avoir 4 exemplaires de même jeu, pour satisfaire tout le monde en même temps ! On essaie de répartir au mieux les choses selon la maniaquerie des uns ou des autres. Parfois, certains ont tendance à perdre ou à abîmer les jeux, ce ce qui ne rend pas le prêt facile ! Être attentif à leur jalousie ou à leur inquiétude de prêter permet de calmer et de rendre serein tous ces moments-là. 5ème clé : Leur accorder du temps

Quand les enfants sont laissés un peu « livrés à eux-mêmes » pendant une « longue » période, ils réclament l’attention des parents. Et pas toujours de la manière dont nous, parents, l’aimerions. Mais plutôt par des disputes sur le ton de « on est là mais toi tu fais ton boulot et on aimerait bien faire des choses avec toi » ! Avec une fratrie nombreuse, essayer de prendre un peu de temps pour chacun, même si cela n’est pas facile ou si les temps ne sont pas toujours de la même égalité. C’est important de prendre quelques minutes avec chacun. Être attentif à ses besoins, aux doléances pour régler tel ou tel problème, d’être alerte vis-à-vis de certaines situations pour éviter qu’elles ne s’enveniment. Parfois, quand on a un enfant introverti, il va engranger tout cela et la cocotte-minute risque d’exploser et de faire des dégâts ! Et lorsque nous avons un enfant à besoins particuliers, il est essentiel de l’accompagner sans doute encore davantage.


Et si on pensait à autre chose ?

6ème clé : Leur changer les idées

Ce point est un lié au précédent. Les distraire avec le rire, avec l’humour, avec le calme, quand c’est un peu trop effervescent. Les changer de cadre et tester les nouvelles choses, de nouveaux jeux. Essayer de changer les binômes pour voir comment chacun réagit… Par exemple, cela leur donne une nouvelle manière d’aborder les choses puisqu’ils n’ont pas le refuge d’aller vers le binôme « le plus habituel »… On peut donc un peu switcher les choses pour apporter un peu de piment et de nouvelles expérimentations fraternelles ! 7ème clé : Prendre l’air en famille

Quand on sent parfois que le soufflé commence à monter, prendre tout le monde et faire un break pour couper net les activités, sources de disputes, est souvent « vital ». Changer physiquement d’endroit pour se mettre dans de nouvelles énergies : par exemple, le trampoline est intéressant au niveau cardiaque, cela fait monter les énergies ! Quand ils sont en « trop plein », cela permet aussi d’évacuer ! Faire une balade en vélo, un temps de méditation permet de casser l’ambiance électrique, en étant attentif aux besoins de chacun. De retour de ces nouveaux moments d’échanges, tout le monde a trouvé son compte et revient plus serein. L’idéal pour recharger les batteries et vider les émotions négatives ! 8ème clé : Trouver des points communs

On a souvent tendance à dire « Untels ne se supportent pas, ça ne marchera jamais ». Il est primordial d’être positif, d’essayer de leur retrouver des points communs. Ils ont l’occasion en binôme d’approfondir, de voir ce qu’ils aiment, de trouver des affinités communes, des goût communs pour s’écouter davantage et monter des projets ensemble. Ne pas focaliser uniquement sur les rivalités mais aussi sur les moments plaisants. Trouver des atomes crochus qui, peut-être, pourront perdurer quand le reste de la fratrie reviendra. Souligner les moments qui sont vraiment sympas, où ils ont été cordiaux l’un avec l’autre : marquer à l’encre verte ce qui va bien, plutôt que de marquer ce qui ne va pas à l’encre rouge ! Cela aide à valoriser la confiance en soi et l’estime de soi. Montrer que, même si sur le papier, cela n’était pas gagné, ils se sont bien entendu et continuer de les féliciter, pour leur donner le courage et la joie de réitérer leur bonne ambiance et leurs bonnes actions l’un envers l’autre. 9ème clé : Éviter les étiquettes

Dans les familles, il n’est pas rare de voir l’aîné, le cadet, le ceci , le cela… De temps en temps, c’est sympa d’inverser les rôles ! Par exemple, si l’un de vos enfants est très serviable – au point de se laisser marcher sur les pieds pour satisfaire les autres – ne pas hésiter à demander des services à ces derniers, pour que chacun mette la main à la pâte et pourquoi pas se trouve des nouveaux talents ! Ils vont être contents car on va les gratifier pour quelque chose où on les attendait pas. Et cela permet aussi à ceux qui, dans la fratrie, se la coulent douce de mettre un peu d’énergie dans le pot commun. Cela aide aussi à prendre goût pour certaines tâches qu’ils n’auraient pas fait jusqu’à maintenant, et ainsi de sortir un peu de leur zone de confort ! En bref, l’important est de trouver des clés, de saluer leur unicité, de voir dès l’enfance leurs talents d’être attentif à leurs propres forces. Ainsi, ils peuvent aller de l’avant et éviter d’user leurs parents, leur fratrie et leur univers dans des disputes sans fin !

L’essentiel est réussir à garder, en toutes circonstances, un regard encourageant et une écoute bienveillante pour chacun de ses enfants. Si cela vous paraît impossible à mettre en place, rdv par ici !

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